Burying Yesterday’s Headlines

2024
Acrylique et collage sur papier sur tissu birman
121 × 91 cm (36 × 48 pouces)
Signé sur le devant

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Support (Canvas) :
Cette œuvre est réalisée sur un tissu traditionnel birman, dont les motifs tissés affirmés instaurent à la fois le rythme visuel et le socle conceptuel de la peinture. Le textile renvoie à l’identité culturelle, au travail domestique et à l’ordre social, fonctionnant non seulement comme un arrière-plan mais comme une structure active à travers laquelle la mémoire et l’histoire se négocient.

Technique :
La peinture acrylique est combinée à des coupures de journaux d’archives et à des images photographiques historiques, collées directement sur la surface textile. La peinture est appliquée de manière à laisser apparaître les motifs du tissu, garantissant que le textile, l’image et la figure coexistent sans hiérarchie. Les éléments de collage sont intégrés au corps de la figure plutôt que superposés, liant l’histoire matérielle à la forme peinte.

Processus :
L’œuvre se développe par une superposition progressive de peinture et de papier, intégrant des fragments de médias et de documentation dans le torse et les bras de la figure. Les journaux sont découpés, positionnés puis scellés dans la surface, laissant le texte et l’image partiellement disparaître sous les couches d’acrylique. Ce processus fait écho à la manière dont les titres de presse s’effacent de l’espace public tout en demeurant ancrés dans la mémoire personnelle et collective.

Description de l’œuvre :
Burying Yesterday’s Headlines confronte la tension entre mémoire et effacement, en s’intéressant à la manière dont les récits historiques sont absorbés, dissimulés et portés par le corps. La figure féminine se tient droite devant un champ de motifs tissés vibrants, sa posture à la fois composée et chargée. Ses bras entourent une forme faite de journaux et d’images d’archives, serrée contre sa poitrine comme pour protéger — ou étouffer — son contenu.

Les journaux collés et les photographies historiques constituent à la fois l’objet qu’elle tient et des parties de son propre corps, abolissant la distinction entre ce qui porte et ce qui pèse. L’histoire n’est pas ici lointaine ou abstraite : elle est pressée contre le cœur, occultant partiellement le torse de la figure et suggérant une lutte intime entre la préservation et le désir d’enfouir ce qui a déjà été vécu.

Le tissu birman rouge à motifs en arrière-plan évoque l’urgence, la répétition et l’agitation. Ses lignes verticales rythmiques font écho aux cycles des événements politiques et des récits médiatiques qui émergent, circulent, puis sont rapidement remplacés. Dans cet environnement chargé, le geste de tenir devient ambigu — à la fois tentative de contenir le passé et refus de le laisser disparaître totalement.

L’œuvre réfléchit à la manière dont les titres s’effacent, tandis que leur impact persiste dans la mémoire individuelle et collective. En fusionnant le corps féminin avec des matériaux d’archives, la peinture affirme que même lorsque les histoires sont enfouies, elles demeurent portées — inscrites dans l’expérience vécue, résistantes au silence total.

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Chuu Wai
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